Programme pour une maternité sans danger (PMSD)

Propriétés physiques pertinentes 

Mise à jour : 1988-04-29

État physique : Solide
Point d'ébullition : 2 755,00 °C
Solubilité dans l'eau : Insoluble 
Masse moléculaire : 79,9

Voies d'absorption

Mise à jour : 1999-12-09

Voies respiratoires : Absorbé

Effets sur le développement

L'information relative à cette section n'est pas disponible actuellement

Effets sur la reproduction 

Mise à jour : 2009-04-06

  • Aucune donnée concernant les effets sur la reproduction n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.

Effets sur l'allaitement 

Mise à jour : 2009-04-06

  • Il n'y a aucune donnée concernant l'excrétion ou la détection dans le lait.

Cancérogénicité 1 2 3 4

Mise à jour : 2006-07-26

Évaluation du C.I.R.C. : L'agent (le mélange) est peut-être cancérogène pour l'homme (groupe 2B).

  • L’ACGIH (2006) classifie le dioxyde de titane comme substance non classifiable comme cancérogène pour l'homme (groupe A4).
  • Le CIRC (2006) classifie le dioxyde de titane comme peut-être cancérogène pour l'homme (groupe 2B).

Évaluation de l’ACGIH

L'ACGIH a évalué en 1996 le dioxyde de titane (TiO2) comme une « substance non classifiable comme cancérogène pour l'homme » en se basant sur l’absence d’indices concluants entre l’exposition au dioxyde de titane et le cancer, ainsi que sur des résultats négatifs ou non concluants concernant l’activité cancérogène chez les animaux.

Évaluation du CIRC

En février 2006, un groupe consultatif du CIRC pour la révision des monographies a réévalué la classification du dioxyde de titane qui était « L'agent est inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme (groupe 3) ». L’organisme l’a re-classifié comme « L'agent est peut-être cancérogène pour l'homme (groupe 2B) ».

Le CIRC a analysé les données épidémiologiques concernant trois études de cohorte (Europe et États-Unis) et une étude cas-témoins d’une population (Montréal). Ces études n’ont pas permis de mettre en évidence une association entre l’exposition au TiO2, telle qu’elle était susceptible de se produire au cours des dernières décennies en Europe et en Amérique du Nord, et le risque de cancer. Cependant, le CIRC mentionne que les études avaient des limitations méthodologiques (p. ex. la classification des expositions, la dimension des particules, l’enrobage).

Le TiO2, sous forme pigmentaire et ultrafine, a été testé pour sa cancérogénicité par diverses voies d’exposition (inhalation, orale, intra-trachéale, injections) chez plusieurs espèces animales (rat, souris). Il y a eu une augmentation des tumeurs bénignes et malignes chez le rat femelle (inhalation) et une augmentation des adénomes pulmonaires à forte dose chez le rat femelle et mâle. Deux autres études par inhalation chez le rat et une chez la souris se sont avérées négatives. Aucune augmentation de la fréquence du cancer n’a été observée par les autres voies chez le rat et la souris.

L’évaluation du CIRC a tenu compte de considérations mécanistes et d’autres données pertinentes. Mentionnons certains des éléments rapportés par l’organisme :

  • Les données humaines disponibles par inhalation concernent des rapports de cas qui ont montré un dépôt dans le tissu pulmonaire et les ganglions lymphatiques.
  • Un étude clinique par ingestion de fines particules de TiO2 a montré une absorption gastro-intestinale dose dépendante avec une grande variation interindividuelle des concentrations sanguines.
  • Les études chez les rongeurs ont montré une atteinte dose-dépendante de la clairance par les macrophages alvéolaires.
  • La clairance des particules ultrafines de TiO2 était plus lente que celle des particules fines.
  • Chez les rongeurs la toxicité pulmonaire est plus forte après une exposition aux particules ultrafines qu’aux particules fines (sur une base de masse). Ces différences seraient reliées à la charge pulmonaire en terme de surface de particules, et sont considérées comme résultant de l’atteinte de la phagocytose et la séquestration des particules dans le tissu interstitiel.
  • Les particules ultrafines de TiO2 inhibent la phagocytose des macrophages alvéolaires humains in vitro à une concentration massique (de masse) à laquelle cet effet n’est pas produit pour les particules fines.
  • L’induction in vitro de dommages à l’ADN, qui suggère la génération d’espèces réactive d’oxygène, est plus forte pour les particules ultrafines que pour les particules fines.

Évaluation de NIOSH

NIOSH a élaboré en 2005 un document de travail qui fournit des recommandations concernant l’exposition professionnelle au TiO2. L’organisme a conclut que :

  • L’effet tumorigène de l’exposition au TiO2 ne semble pas être lié au produit ou à une action directe, mais serait plutôt fonction de la dimension des particules et de leur surface qui agirait comme un mécanisme génotoxique secondaire (non spécifique) associé à une inflammation chronique et une prolifération cellulaire,
  • Les indices indiquent que l’exposition professionnelle à des faibles concentrations de TiO2 produisent un risque négligeable de cancer du poumon chez les travailleurs, il n’est pas possible de déterminer si l’exposition à des fortes concentrations est cancérogène chez l’humain,
  • Les limites d’expositions recommandées peuvent permettre de réduire les risques qui peuvent être associés au développement de l’inflammation pulmonaire et du cancer (1,5 mg/m³ pour les particules fines et 0,1 mg/m³ pour les particules ultrafines; 10 h/j pendant 40 ans).

Selon NIOSH, il y a peu d’effets reliés au TiO2 dans les études de cas et les études épidémiologiques ne fournissent pas d’indice évident d’une augmentation de la mortalité par cancer ou de la mortalité chez les travailleurs exposés aux poussières de TiO2. NIOSH considère que les indices sont insuffisants pour classer le TiO2 comme « Cancérogène professionnel potentiel ».

Mutagénicité2 5 6 7

Mise à jour : 2009-04-06

  • Les données ne permettent pas de faire une évaluation adéquate de l'effet mutagène.

Références

  • ▲1.  IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, Some organic solvents, resin monomers and related compounds, pigments and occupational exposures in paint manufacture and painting. IARC monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 47. Lyon : International Agency for Research on Cancer. (1989).   https://monographs.iarc.fr/wp-content/uploads/2018/06/mono47.pdf
    http://www.iarc.fr
  • ▲2.  IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, Carbon Black, Titanium Dioxide and Talc. IARC monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 93. Lyon : International Agency for Research on Cancer. (2010).   http://www.iarc.fr/
    http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol93/mono93.pdf
  • ▲3.  American Conference of Governmental Industrial Hygienists, 2010 TLVs and BEIs with 7th edition documentation CD-ROM. Cincinnati, OH : ACGIH. (2010). Publication 0111CD. [CD-120061]   http://www.acgih.org
  • ▲4.  National Institute for Occupational Safety and Health., Evaluation of health hazard and recommendations for occupational exposure of titanium dioxide (DRAFT). NIOSH current intelligence bulletin. NIOSH. (2005).   http://www.cdc.gov/niosh/docs/preprint/tio2/pdfs/TIO2Draft.pdf
  • ▲5.  Gocke, E., Miller, B.M. et Pujadas, E., «Evaluation of the micronucleus test in vitro using Chinese hamster cells: results of four chemicals weakly positive in the in vivo micronucleus test.» Environmental and Molecular Mutagenesis. Vol. 26, no. 3, p. 240-247. (1995). [AP-049364]
  • ▲6.  Lu, P.J., Ho, I.C. et Lee, T.C., «Induction of sister chromatid exchanges and micronuclei by titanium dioxide in Chineses hamster ovary-K1 cells», Mutation Research, 414, 1-3, 1998, 15-20
  • ▲7.  Driscoll, K.E. et al., «Effects of particle exposure and particle-elicited inflammatory cells on mutation in rat alveolar epithelial cells», Carcinogenesis, 18, 2, 1997, 423-430

Autres sources d'information

  • Allan, R.E. et al., Patty's industrial hygiene and toxicology : toxicology. Vol. 2, part A, 4th ed. New York; Toronto : Wiley. (1993-1994).

La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.