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Au Québec, en 2010, 16 travailleurs de la construction ont perdu la vie au travail.

​Décès d’un travailleur affecté au montage d’une ligne électrique à haute tension à Pont-Rouge : la CSST identifie une gestion déficiente de la santé et de la sécurité

Québec, le 2 février 2012

​Le 15 septembre 2010, M. Michel Savard, opérateur pour GLR, une entreprise sous-traitante d’Hydro-Québec, décède après avoir été frappé par un câble de transport d’énergie (appelé un conducteur) alors qu’il s’affaire, avec des collègues, à le hisser sur une ligne de transport d’électricité de 735 kV. L’accident survient sur un chantier de construction d’Hydro-Québec où l’on exécute divers travaux visant l’addition de deux bancs de compensation série 735 kV.

La CSST rend publiques aujourd’hui les conclusions de son enquête afin de sensibiliser les milieux de travail à l’importance d’une saine gestion de la santé et de la sécurité du travail, notamment des méthodes sécuritaires de travail. Bien qu’il s’agisse ici d’un chantier très spécialisé puisqu’il consiste en la construction d’une ligne de transport d’énergie de haut voltage, la CSST rappelle que 16 travailleurs de la construction ont perdu la vie sur les chantiers du Québec en 2010.

L’effet de fouet d’un câble frappe mortellement le travailleur

Le jour de l’accident, M. Savard et six autres collègues effectuent des travaux de mise en place des conducteurs (câbles) d’aluminium sur une ligne aérienne de transport d’électricité de 735 kV. M. Savard est positionné au sol, entre deux pylônes, afin d’ouvrir la grenouille (pince de tirage) retenant un des conducteurs au sol. C’est en tentant d’ouvrir la grenouille que la poulie rattachant le câble de maintien au sol et le conducteur cède. Le mouvement de fouet latéral du conducteur ainsi libéré frappe mortellement M. Savard.

Mieux identifier les dangers
L’enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer l’accident.  Tout d’abord, la poulie basculante est surchargée. Ensuite, la méthode de travail utilisée pour désengager la grenouille est inadéquate pour un environnement de travail restreint comme celui-là. Finalement, la gestion de la santé et de la sécurité lors du débarrage de la grenouille est déficiente.


La CSST exige une méthode de travail sécuritaire

À la suite de l’accident, la CSST a ordonné la suspension des travaux de mise en arrêt des conducteurs, sur le chantier, au pylône visé. Elle a exigé qu’Hydro-Québec lui présente une méthode de travail détaillée, signée et scellée par un ingénieur concernant l’installation des conducteurs aériens sur ce chantier. Le maître d’œuvre s’étant conformé à cette exigence, la CSST a autorisé la reprise des travaux.


Tous nos chantiers de construction, les petits comme les grands, doivent être sécuritaires. Tout le temps.
 
Au Québec, le secteur de la construction demeure l'un des plus touchés par les accidents et les maladies du travail. Chaque jour, 19 travailleurs sont blessés sur les chantiers de construction. Pour prévenir les accidents sur un chantier, il faut intégrer le volet de la santé et de la sécurité du travail aux autres activités de gestion en appliquant un programme de prévention. Cette démarche de gestion consiste à identifier les dangers, à les éliminer ou à les contrôler, à informer les travailleurs et à les former, et à assurer auprès d’eux une supervision adéquate. Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs.

Le site Web de la CSST livre des informations supplémentaires sur la santé et la sécurité du travail :
www.csst.qc.ca

Le rapport d’enquête de l’accident se trouve à l’adresse suivante :
http://www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ed003903.pdf

 

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