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​Un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail.

​Un travailleur décède d’une chute de quatre mètres dans le puits d’un monte-charge : la CSST identifie une absence de gestion de la santé et de la sécurité du travail

Montréal, le 24 janvier 2012

​Le 9 septembre 2011, un opérateur de monte-charge et préposé au stationnement pour l’entreprise « Édifice d’échange commercial » décède des suites d’une chute de quatre mètres dans le puits d’un monte-charge. L’absence de gestion de la santé et de la sécurité du travail dans cet établissement figure parmi les causes de l’accident.

La CSST rend publiques les conclusions de son enquête afin de rappeler l’importance d’une gestion efficiente de la santé et de la sécurité dans les milieux de travail. Rappelons qu’un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail.
Le travailleur fait une chute de quatre mètres
Le travailleur œuvre dans un immeuble de type commercial, industriel et résidentiel et dispose d’un local de travail donnant sur le stationnement à l’arrière. De ce local, pour se rendre à l’entrée principale de l’immeuble, le travailleur doit faire le tour du bâtiment, par l’extérieur, en empruntant trois rues qui le bordent. Pour s’éviter ce trajet, il utilise quotidiennement la cabine du monte-charge comme passerelle entre les deux endroits puisque le monte-charge possède une porte arrière donnant dans son local de travail. Pour ouvrir la porte arrière du monte-charge, il contourne le système de fermeture mécanique, ce qui lui donne accès à la cabine, et sort ensuite par la porte avant donnant dans l’entrée principale de l’immeuble.
 
Le jour de l’accident, le travailleur ouvre la porte arrière du monte-charge et s’y engage. À son insu, la cabine avait été déplacée par un locataire de l’immeuble qui en avait besoin au 2e étage. Le travailleur fait donc une chute de quatre mètres dans le puits du monte-charge et décède des suites de ses blessures.
Une absence de gestion de la santé et de la sécurité du travail
L’enquête a permis à la CSST de retenir deux causes expliquant l’accident. D’une part, le système de fermeture mécanique de la porte arrière du monte-charge est contourné à partir du local du travailleur. D’autre part, l’absence de gestion de la santé et de la sécurité du travail, notamment en ce qui concerne la formation et la supervision du travailleur, fait en sorte que celui-ci applique une méthode de travail dangereuse.
La CSST exige une attestation de conformité pour le monte-charge 
Le jour de l’accident, la CSST a interdit l’accès au monte-charge. De plus, elle a exigé une attestation de conformité pour le monte-charge afin de s’assurer qu’il est sécuritaire. Enfin, une décision interdit, d’une manière permanente, le contournement de la porte arrière du monte-charge donnant accès au stationnement.

La CSST considère que l’employeur, « Édifice d’échange commercial », a agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d’infraction lui a été délivré. Pour ce type d’infraction, l’amende peut varier de 15 000 $ à 60 000 $ pour une première offense et de 30 000 $ à 150 000 $ dans le cas d’une récidive.
Tous les milieux de travail, les petits comme les grands, doivent être sécuritaires. Tout le temps!
Un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail. Pourtant, les accidents et les maladies du travail peuvent être évités par une gestion permanente de la santé et de la sécurité. Pour ce faire, l'employeur et les travailleurs doivent faire équipe et participer à l'identification et au contrôle des dangers. Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs.
 
Le rapport d’enquête de l’accident est disponible en cliquant sur le lien suivant :

 

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