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Un mécanicien meurt écrasé sous une armoire de contrôle : la CSST identifie une méthode de travail dangereuse

Saint-Jean-sur-Richelieu, le 26 octobre 2011

Le 18 mars 2011, Michael Roland Clark, mécanicien pour l'entreprise Corporation de Technologies GSC, est écrasé sous une armoire de contrôle pesant 907 kg. La CSST constate, entre autres, que la méthode utilisée pour le levage et la manutention de l’armoire de contrôle est dangereuse.

La CSST rend publiques les conclusions de son enquête afin de rappeler aux employeurs l’importance de mettre en place des méthodes sécuritaires de travail et de s’assurer de leur application. Rappelons qu’au Québec, en 2010, six travailleurs ont perdu la vie après avoir été écrasés par un objet. 

L’armoire de contrôle tombe sur le travailleur
Le jour de l'accident, les préparatifs pour l’installation de l’armoire de contrôle d’une presse à injection de plastique sont en cours. M. Clark se trouve devant l’armoire de contrôle, qui repose sur les fourches d’un chariot élévateur à une hauteur d’environ 60 cm du sol. Soudainement, l’armoire de contrôle de 907 kg glisse des fourches, bascule et tombe sur le travailleur. Ce dernier est transporté au centre hospitalier, où son décès est constaté.

Mieux identifier les dangers
L'enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer l'accident. D’une part, le faible coefficient de frottement entraîne le glissement de l’armoire de contrôle sur les fourches du chariot élévateur et son renversement, alors que le travailleur se trouve devant le chariot, dans la zone de chute de l’armoire. D’autre part, la méthode utilisée pour le levage et la manutention de l’armoire de contrôle est dangereuse. Enfin, la gestion de la santé et de la sécurité du travail est déficiente sur le plan de la planification des opérations de levage et de manutention des charges.

La CSST exige une méthode de travail sécuritaire
À la suite de l'accident, la CSST a interdit la manipulation des armoires de contrôle des presses à injection jusqu’à ce qu’une procédure de travail sécuritaire soit élaborée et communiquée aux employés. La CSST a aussi exigé de l’employeur qu’il mette en place une procédure d’analyse de risque et de manutention des charges avec chariot élévateur et qu’il forme les caristes dans l’entreprise, formation qui devra être répétée sur une base périodique. La CSST a également demandé à l’employeur qu’il élabore un programme de prévention propre à l’entreprise. L’employeur s’est conformé à ces exigences

La CSST considère que l’entreprise Corporation de Technologies GSC a agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d’infraction lui a été délivré. Pour ce type d’infraction, l’amende peut varier de 15 000 $ à 60 000 $ pour une première offense ou de 30 000 $ à 150 000 $ dans le cas d’une récidive.


Tous les milieux de travail, les petits comme les grands,
doivent être sécuritaires. Tout le temps!
Un jour sur quatre, un Québécois perd la vie au travail. Pourtant, les accidents peuvent être évités par une gestion permanente de la santé et de la sécurité. Pour ce faire, l'employeur et les travailleurs doivent faire équipe et participer à l'identification des dangers, à leur élimination et à leur contrôle. Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs.

Le site Web de la CSST livre des informations supplémentaires sur la santé et la sécurité du travail : www.csst.qc.ca

Le rapport d’enquête est disponible dans le site Web de la CSST :
www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ed003892.pdf

 

 

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