​Risques liés à la lutte aux incendies

Les pompiers sont des intervenants de première ligne lors de situations d'urgence, notamment lors de la lutte aux incendies. Ils sont donc particulièrement exposés à des risques d'accident ou de maladie du travail.

Les pompiers interviennent le plus souvent dans un environnement à haut risque. Ces principaux risques sont liés:

  • à la qualité de l'air avant, pendant et après un incendie;
  • aux contraintes thermiques, soit la chaleur intense ou le froid extrême;
  • aux substances biologiques (eaux usées, matières organiques, sang, etc.);
  • aux espaces clos.

Contraintes thermiques

Les températures changeantes du Québec peuvent causer bien des casse-tête aux intervenants en sécurité publique et en prévention des incendies. Les grands froids de l'hiver font geler l'équipement mouillé des pompiers lorsqu'ils reviennent
«du feu», pouvant ainsi causer des gelures, tandis que les canicules estivales peuvent occasionner des malaises et des coups de chaleur.

Les coups de chaleur se produisent lorsque le corps ne réussit pas à se refroidir adéquatement. Ils sont caractérisés par divers symptômes, tels que:

  • de l'essoufflement
  • des crampes musculaires
  • de la fatigue inhabituelle
  • des étourdissements ou de la désorientation

Crédit photo: Sylvain Ryan, APM
 

Ces symptômes peuvent mener à des troubles de santé plus graves s'ils ne sont pas traités, notamment des dommages irréversibles aux organes vitaux pouvant conduire à la mort.

Si vous ressentez les symptômes précurseurs d'un coup de chaleur, sonnez l'alarme. Avisez votre partenaire ou l'officier responsable afin d'être pris en charge.

Zone de réhabilitation

Une zone de réhabilitation est couramment mise en place sur les lieux d'un incendie et permet l'application de mesures préventives visant à prévenir les coups de chaleur. Cet espace est aménagé spécialement pour que les pompiers puissent:

  • s'hydrater
  • se refroidir (ou se réchauffer en période hivernale)
  • se reposer

Saviez-vous que…

Une fois l'ensemble de l'équipement de travail d'un pompier revêtu – bottes, pantalon, manteau, casque, appareil de protection respiratoire, radio portative, lampe de poche, tuyaux et sac d'équipement –, celui-ci transporte sur lui une charge de plus de 100 livres (45 kilos).

En 20 minutes d'activité intense, un pompier peut perdre jusqu'à un litre d'eau et dépenser deux fois plus d'énergie qu'un marathonien.



Gaz et fumée d'incendie

Les pompiers s'exposent également aux gaz et aux fumées d'incendie lorsqu'ils combattent le feu, lorsqu'ils participent à des opérations de déblai à la suite d'un incendie ou lors des opérations de recherche des circonstances et des causes de l'Incendie (RCCI).

Même lorsque la fumée semble s'être dissipée, il peut y avoir présence dans l'air de contaminants toxiques pour la santé qui peuvent causer:

  • des intoxications
  • de l'asphyxie ou de la suffocation
  • des maladies respiratoires
  • certains types de cancers

Crédit photo: Sylvain Ryan, APM


Afin d'éviter les effets dommageables pour la santé, le port de l'appareil de protection respiratoire isolant autonome (APRIA) est nécessaire en tout temps, que ce soit lors des incendies, des opérations de déblai ou lors des opérations de RCCI.

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Afin de faire vivre le message de prévention par rapport aux coups de chaleurs et aux intoxications aux gaz et à la fumée d'incendie, vous êtes invités à utiliser dès maintenant le mot-clic, ou hashtag, #sonnezlalarme afin de partager sur Facebook ou Twitter des publications ou des témoignages concernant les risques associés au travail des pompiers. ​​​​​​​​​​​​​