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Rouyn-Noranda
4 mai 2009

Un homme d'entretien décède lors de l'explosion d'un baril : la CSST constate que la formation du personnel est déficiente à l'Office municipal d'habitation Kativik

M. Charlie Tookalook Crow est décédé au travail le 6 août 2008 alors qu'il était à l'emploi de l'Office municipal d'habitation Kativik à Umiujaq au Nunavik. Lorsque le travailleur découpe le couvercle d'un baril, ce dernier explose. Il est mortellement heurté et projeté au sol. La CSST constate que la formation du personnel au sujet des produits dangereux est déficiente.

À la suite de cet accident, la CSST rend publiques les conclusions de son enquête afin de sensibiliser les employeurs à l'importance de former le personnel au sujet des produits dangereux. Rappelons qu'au Québec, en 2008, 13 jeunes de moins de 25 ans sont décédés d'un accident du travail.

Lors de l'explosion d'un baril, un homme d'entretien décède

Le jour de l'accident, M. Tookalook Crow, 20 ans, et ses trois collègues se rendent à proximité du dépotoir municipal et y récupèrent cinq barils métalliques usagés de 208 litres. Ces barils doivent servir à récupérer les fuites de mazout de certains réservoirs. Le travailleur se sert d'une rectifieuse à angle pour faire une ouverture dans un baril contenant des restes de carburant d'avion. Soudain, le baril explose et son couvercle est projeté. Le travailleur est mortellement heurté à la tête et propulsé au sol.

Mieux identifier les dangers

L'enquête a permis à la CSST de retenir deux causes pour expliquer l'accident. La formation du personnel au sujet des produits dangereux est déficiente. De plus, la planification des travaux d'entretien des réservoirs comporte des lacunes.

Exigences de la CSST

La CSST exige de l'employeur qu'il cesse tous travaux de soudage et de coupage de récipients et exige la formation des travailleurs en conformité avec le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT). Elle exige également de l'employeur un programme de prévention ainsi qu'une procédure d'accueil pour les nouveaux travailleurs.

La CSST considère que l'employeur, l'Office municipal d'habitation Kativik, a agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction lui a été délivré. Pour ce type d'infraction, l'amende peut varier de 5 000 $ à 20 000 $ pour une première offense et  de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.

Les jeunes travailleurs : une priorité à la CSST


Chaque année, au Québec, près de 20 000 jeunes de 24 ans ou moins sont victimes d'un accident du travail. Pourtant, la plupart de ces accidents auraient pu être évités. Depuis 2001, la CSST met en œuvre un plan d'action jeunesse visant à réduire les accidents du travail et à développer une culture de prévention chez les futurs travailleurs et employeurs.  À cet effet, ce printemps, la CSST lance une importante campagne publicitaire pour rappeler aux employeurs l'importance d'informer, de former et de superviser les jeunes et les nouveaux travailleurs, dès leur embauche.   La prévention, ça s'enseigne, ça s'apprend. 

Pour en savoir plus, visitez le site Web  au www.jeunesautravail.com.