M. André Mainville, mécanicien pour Les Industries Benco, meurt alors que le bras de levage d’une mini chargeuse tombe et le coince entre le godet et la mini chargeuse. Il effectuait des travaux d’entretien. La CSST constate que le dispositif de blocage du bras de levage était inapproprié. En 2008, au Québec, 17 travailleurs ont perdu la vie après avoir été coincés ou écrasés.
La CSST rappelle que, lors de travaux d’entretien sur une mini chargeuse ou tout engin de terrassement, le dispositif de blocage utilisé pour soutenir le bras de levage en place doit être celui recommandé par le fabricant.
Rappel des faits
Le 6 janvier 2009, M. Mainville procède à diverses vérifications sur une mini chargeuse pour Les Industries Benco, une entreprise spécialisée dans l’entretien de véhicules industriels légers. Alors qu’il est penché à l’avant du véhicule, la cornière d’acier utilisée pour bloquer le vérin du godet est éjectée et le bras de levage tombe. Le travailleur se retrouve coincé entre le godet et le devant de la mini chargeuse. Des collègues de travail lui portent secours et réussissent à le réanimer. Il est d’abord transporté à l’Hôpital du Haut-Richelieu et transféré par la suite à l’Hôpital général de Montréal où il décède 36 heures plus tard.
La CSST retient trois causes pour expliquer l’accident
L’enquête a permis à la CSST de retenir trois causes pour expliquer l’accident. D’une part, le dispositif de blocage du bras de levage utilisé, une cornière en acier, est inapproprié, faisant en sorte que le bras de levage ait pu tomber sur la victime. D’autre part, la méthode de travail pour effectuer les vérifications sur la mini chargeuse est dangereuse. Finalement, la gestion de la santé et de la sécurité du travail comporte des lacunes, puisque malgré la présence d’une procédure de travail sécuritaire lors de travaux sur ce type de véhicule, l’employeur ne s’est pas assuré que les travailleurs la mettent en pratique.
La CSST interdit les travaux de réparation, d’entretien et de vérification sur les mini chargeuses
À la suite de l’accident, la CSST a interdit à Les Industries Benco de faire tout travail de réparation, d’entretien et de vérification sur des mini chargeuses si le bras de levage est levé et que le dispositif de sécurité recommandé par le fabricant n’est pas en place. L’employeur s’est conformé à cette exigence.
La CSST considère que l’entreprise Les Industries Benco a agi de manière à compromettre la santé, la sécurité et l’intégrité physique du travailleur. L’entreprise s’expose donc à une amende qui peut varier de 5 000 $ à
20 000 $ pour une première offense et de 10 000 $ à 50 000 $ en cas de récidive.