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Saint-Romuald
9 octobre 2003

Décès d'un jeune travailleur chez Les structures Ultratec inc : la CSST rend publique les causes de l'accident

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) dévoile aujourd'hui les conclusions de son enquête au sujet de l'accident qui a entraîné le décès de M. Guillaume Bergeron, journalier pour l'entreprise Les Structures Ultratec inc. de Laurier-Station. Le 29 octobre 2002, le jeune travailleur se fait écraser la jambe droite par une presse mobile servant à l'assemblage de fermes de toit*. L'enquête révèle entre autres que la méthode de travail utilisée, non sécuritaire, l'absence de dispositif d'arrêt d'urgence et l'organisation déficiente du travail sont les causes de l'accident.

Rappel des événements


Les Structures Ultratec produisent des fermes de toit et des murs préfabriqués. Le jour de l'accident, M. Bergeron commence son quart de travail à 17 h. Il a comme tâche, avec trois autres journaliers, d'assembler des fermes de toit sur une table spécialement conçue pour cette activité. Vers 17 h 15, voulant se retirer de la table après avoir placé des plaques d'assemblage métalliques sur la ferme de toit, il se fait écraser la jambe en haut du genou par le châssis de la presse mobile. L'opérateur arrête la presse et la met en marche arrière aussitôt. Les secours sont appelés sur place. Le travailleur décède à la suite d'une intervention chirurgicale quelques jours après l'accident.

Constatations de la CSST


L'enquête a permis aux inspecteurs de la CSST de retenir trois causes à l'origine de l'accident :

  • la méthode de travail utilisée permet le démarrage de la presse avant que les travailleurs ne se soient retirés de la table;
  • l'absence de dispositif d'arrêt en cas d'urgence ne permet pas d'immobiliser la presse;
  • l'organisation du travail permet l'opération de la presse sans dispositif d'arrêt en cas d'urgence.

La CSST considère que l'entreprise Les structures Ultratec a agi de manière à compromettre sérieusement la sécurité de ses travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction a été émis à l'employeur qui s'expose à une amende pouvant aller de 5 000 $ à 20 000 $.

Exigences de la CSST


L'inspecteur de la CSST a interdit :

  • l'utilisation de la presse mobile sans le dispositif d'arrêt d'urgence;
  • l'accès à la table d'assemblage lors de l'opération de la presse mobile.

L'employeur s'est soumis aux exigences de la CSST et les travaux ont pu reprendre.

Les jeunes : une priorité pour la CSST


Chaque année, près de 24 000 lésions professionnelles sont reconnues chez les jeunes de 24 ans ou moins. Au cours des quatre dernières années seulement, la CSST a déploré le décès de 50 jeunes travailleurs. Afin de sensibiliser les jeunes, leurs enseignants et leurs employeurs en matière de santé et de sécurité du travail, la CSST met de l'avant un plan d'action Jeunesse depuis 2001. Parmi les actions réalisées, la CSST a, entre autres, conçu une trousse d'information pour les employeurs afin de les guider dans l'intégration des jeunes au sein de leur entreprise.