Historique

La santé et la sécurité du travail d'hier à aujourd'hui

Accès à des services de réadaptation

Malgré l'instauration du régime d'indemnisation, beaucoup restait à faire. Par exemple, l'absentéisme prolongé d'un travailleur victime d'une lésion professionnelle coûtait cher à la société, puisqu'il en résultait une réduction de la main-d'oeuvre disponible, des frais médicaux importants et des dépenses élevées en matière de sécurité sociale. Quant au travailleur, plus il s'absentait longtemps du travail, plus il s'appauvrissait. Voilà pourquoi, en 1939, l'objectif de faciliter le retour au travail en offrant des services de réadaptation figurait en tête des priorités.

En 1965, le taux d'absentéisme demeurait élevé parce que les travailleurs ne disposaient ni d'endroits où se rétablir ni de ressources pouvant les y aider. Pour remédier à la situation, on a inauguré, cette année-là, le Centre de réadaptation de Québec, propriété de la Commission des accidents du travail. Les travailleurs accidentés de tout l'est de la province de Québec y recevaient des traitements de physiothérapie et d'ergothérapie, tandis que des médecins y effectuaient des évaluations médicales. À Montréal, le centre avait son pendant : la Clinique Laurier.

En 1974, un établissement hospitalier de réadaptation indépendant a ouvert ses portes. On y offrait non seulement les services habituels, mais aussi des services psychosociaux, d'orthophonie, d'éducation physique, d'orientation professionnelle et de nursing. En 1979, ce centre, qui facilitait aussi l'intégration sociale d'adultes ayant une déficience motrice, a reçu le statut de centre d'accueil de réadaptation. Finalement, en mai 1995, le ministère de la Santé et des Services sociaux l'a désigné Institut universitaire de réadaptation et d'intégration sociale.